La bipolarité

La notion de bipolarité selon différentes approches

Selon l’approche de la psychologie occidentale, qui est différente de l’approche de la psychologie musulmane, le trouble de la bipolarité se caractérise par un trouble de l’humeur qui se reconnaît à l’alternance entre des phases d’euphorie et de dépression.

Ce que la psychologie occidentale entend par bipolarité, c’est l’alternance entre des états diamétraux, entre des états d’euphorie, d’hyperactivité, de stimulation intense et des états où la personne se renferme sur elle-même, elle va rentrer en dépression pouvant même aller jusqu’à avoir des idées suicidaires.

On ne peut pas dire que l’approche de la psychologie occidentale soit erronée, bien que les deux approches soient en contradiction, car parfois, deux approches selon deux angles différents peuvent mener à des contradictions qui n’impliquent pas que les deux ont tord.

L’approche de la psychologie musulmane concernant ce trouble de la personnalité est plus large, elle se définit par le passage d’un état à son état contraire sans une raison rationnelle apparente.

Il ne s’agit pas de se limiter au changement de l’humeur, de passer de la joie à la tristesse, parce qu’il existe aussi une bipolarité environnementale, c’est-à-dire que la personne va être d’une certaine façon lorsqu’elle est dans un environnement et qui passe à un comportement opposé dans un autre environnement.

Il existe aussi la bipolarité intentionnelle, ce sont les intentions qui changent, on l’appelle l’hypocrisie différée et c’est cette bipolarité qui mène à la perversité narcissique. Ce sont des gens qui peuvent être loyales, proches de vous et qui à la moindre occasion vont vous trahir.

On retrouve aussi la bipolarité sentimentale, la personne aime puis, sans raison apparente pour le bien aimé, peut l’oublier comme s’il n’avait jamais existé.

Et enfin, la bipolarité comportementale qui se traduit par un changement de comportement, le troublé peut avoir un comportement et avoir un comportement contraire selon une autre occasion.

La bipolarité, qu’elle soit définie par la psychologie occidentale ou musulmane, est déstabilisante pour l’entourage.

Le troublé va générer des traumatismes et va être toxique pour les personnes qui sont proches de lui, car l’alternance entre des états contraires va générer de la négativité et de l’incompréhension chez la victime qui va l’absorber malgré elle.

Il y a deux causes qui vont permettre à la personne de comprendre pourquoi elle change d’état d’humeur :

  • soit elle repense à une idée traumatisante à même d’absorber son esprit et
    son énergie

  • soit le bourreau qui est à l’origine de sa bipolarité pense à elle

Le mécanisme de la bipolarité

On reconnaît un bipolaire à la forte énergie qu’il a, à la forte émotivité qu’il a, il va vivre des émotions décuplées par rapport aux autres et il parvient mentalement à ressentir les émotions qu’il perçoit chez d’autres personnes.

Généralement, une personne devient bipolaire lorsqu’elle se construit par la réception d’états diamétraux, ce qui est bien souvent lié aux parents.

Par exemple, un enfant qui grandit avec un parent qui l’aime et qui le déteste à la fois, ou qui l’aime et qui a un comportement violent envers lui, va être traumatisé et risque de développer un trouble bipolaire à son tour.

Lorsque l’on évoque la bipolarité, on parle d’un handicap, d’un trouble récurrent car une personne qui a la forme et qui a une idée négative qui lui traverse l’esprit et qui génère de la tristesse en elle n’est pas bipolaire.

Il existe aussi des parents qui pratiquent la religion, qui ont la foi, mais qui commettent le grand péché de l’association (chirk), ce qui est aussi considéré comme de la diamétralité et elle peut se traduire chez l’enfant par de la bipolarité.

Il peut aussi y avoir le cas de l’enfant qui condamne l’acte mais pas la personne, et quand la personne ne s’est pas repentie, c’est compliqué, il peut subir en lui la bipolarité due au fait qu’il condamne un aspect de la chose et pas l’autre aspect.

Il peut s’agir aussi d’un relais, lorsque l’enfant a condamné un parent mais que l’autre parent continue de rester avec le bourreau, alors le lien est entretenu indirectement.

D’ailleurs, la victime rencontre, bien souvent, des difficultés à se marier car en entretenant le lien avec son bourreau, elle conserve l’emprise qu’il a sur elle et l’empêche de quitter la zone d’emprise et si la victime se libère alors la négativité revient vers l’émetteur.

Les remèdes pour le bipolaire

Un bipolaire peut se soigner lui-même lorsqu’il a une image correcte du bourreau et qu’il y a condamnation de l’injustice, il peut guérir de la phase dépressive qui peut se traduire aussi par de la procrastination.

De la même façon que le vaginisme s’explique par le fait de penser à une idée traumatisante en l’associant au conjoint lors des rapports intimes, la phase dépressive du bipolaire s’explique par des idées négatives qui vont lui traverser l’esprit ou en associant une chose à une idée traumatisante et cette chose va lui rappeler le traumatisme qu’elle a eu.

Cette phase peut même s’expliquer par le fait que le parent bourreau pense à la victime avec une idée négative si bien que le bonheur du bourreau s’obtient par le malheur de sa victime.

La bipolarité peut être positive lorsqu’il s’agit d’énergie positive, le bipolaire va être deux fois plus enthousiaste, il va ressentir et transmettre des émotions positives plus fortes qu’une personne qui n’est pas troublée.

Par contre, cela peut être un défaut lorsqu’il n’arrive pas à gérer le flux énergétique, puisque quand il sombre, il sombre deux fois plus et va subir des dépressions plus fortes, donc il faut apprendre à gérer ce stock de flux énergétique.

Pour éviter de traumatiser à son tour, le bipolaire doit rompre le lien toxique à l’origine de son traumatisme en ayant une image correcte du bourreau, s’attarder sur la nature de la bipolarité (spirituelle, sentimentale, comportementale, ect) donc, il faut trouver le corps source et parfois même, agir à l’endroit du relais.

Il faut aussi se concentrer sur le traumatisme, car les traumatismes qui vont être générés par la victime à d’autres victimes va faire jongler la négativité entre les personnes, les sentiments diamétraux ou les comportements diamétraux sont générateurs de traumatismes et peuvent faire perdre la raison, donc il faut s’attarder sur la source initiale à l’origine de la bipolarité.

Seulement, lorsqu’il y a coupure avec le bourreau et que le lien est entretenu avec un relais, la coupure n’est pas totalement effective. De plus, le trouble bipolaire est la base des deux autres troubles de la personnalité, le trouble du borderline et du sociopathe.

Le borderline va avoir une image correcte de son bourreau et c’est uniquement au moment de la colère des conséquences d’un traumatisme qui n’a pas été soigné qu’il va répondre d’une riposte disproportionnée. Quant au sociopathe, en plus d’être mitigé par l’image qu’il a de son bourreau, il a de l’amour propre et de l’égo.

La coupure avec le bourreau

Comment couper le lien avec le bourreau ?

  1. Avoir une image correcte du bourreau, ne pas tomber dans la pitié ou la culpabilité sinon la coupure émotionnelle n’est pas effective.
  2. Ne pas avoir un exutoire illicite, qui est la traduction de la relation toxique avec le bourreau par le péché et tant qu’il y a addiction, la victime ne pourra pas se défaire totalement de la relation.
  3. Parvenir à une rupture mentale avec le bourreau grâce aux deux éléments précédemment cités.

La bipolarité en format vidéo

Cet article est une retranscription du contenu de la vidéo ci-dessous.

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