La sociopathie

La notion de sociopathie

Le sociopathe est celui qui a du mal à vivre en société et à créer des relations sociales, il rentre en conflit car il a une lecture égocentrique des choses et si on ne rentre pas dans sa lecture égocentrique alors il rentre en conflit avec la personne.

Il aspire à effacer l’autre, et il aspire à être un roi et faire de l’autre un sujet, il a sa propre configuration de l’ordre et l’autre doit rentrer dans cette configuration au risque de subir son mécontentement.

Il est donc impossible de discuter avec lui, il n’accepte pas que l’on puisse avoir une autre conception que la sienne. Le sociopathe pense qu’il n’est pas responsable du mal qu’il fait et que c’est toujours la faute des autres, il ne sait pas se remettre en question.

Il s’agit d’un des troubles de la personnalité les plus graves, il est issu d’un traumatisme dans l’enfance, c’est le cas de la violence, de l’abandon ou de la privation d’affection par exemple.

Lorsqu’il arrive à l’âge adulte et qu’il construit un foyer, il va chercher à reproduire le schéma et à trouver un bouc émissaire pour décharger sa négativité sur lui.

C’est le cas du parent qui va traumatiser son enfant en le frappant et en lui donnant de l’amour en même temps, et il suffit que l’enfant soit blessé et qu’il grandit avec cette blessure-là pour que le parent bourreau ne guérit pas.

La sociopathie relative

La sociopathie relative agit uniquement à l’endroit du couple, il est donc plus difficile de les détecter. La science du profilage permet de reconnaître un sociopathe au fait qu’il a une lecture égocentrique des choses et qu’il est incapable de se remettre en question et de dialoguer avec l’autre.

Il n’y aura pas d’unité dans le couple du fait qu’il n’arrive pas à communiquer avec son conjoint, il n’y aura que souffrance et conflits à cause de l’impossibilité de se comprendre et de tomber d’accord sur une vision commune.

La notion de traumatisme

Un traumatisme est un choc émotionnel qui peut véhiculer une charge négative dans le présent moyennant un pont mental.

Même si l’on avance dans le temps, le choc contient une décharge émotionnelle tellement intense, qu’on risque de s’en rappeler, ce qui va permettre à la décharge négative du passé de revenir dans le présent.

Le traumatisé, qui est collé par une situation douloureuse, va établir un rapport entre son présent et son passé par un pont mental et tout ce qui peut lui rappeler son passé risque de faire resurgir la charge négative du contexte passé.

En réalité, le troublé se décharge sur d’autres personnes d’une négativité stockée dans le passé dont il ne s’est pas défait. Il peut se défaire du traumatisme par un travail thérapeutique qui est susceptible de lui faire oublier une injustice qu’il a subit ou de la régler, seulement lorsqu’il y a réconciliation, rachat de l’injustice ou demande de pardon.

Si la victime du traumatisme accepte le pardon de celui qui a commis l’injustice, à condition qu’il mérite le pardon, elle va pouvoir s’en libérer car si elle continue de ressentir de la rancune, celle-ci va agir comme un pont et la relier à celui qui lui a fait du mal, ce qui va véhiculer de la négativité entre eux.

La notion d’exutoire

Lorsque l’on a une charge négative, on va ressentir le besoin de l’évacuer au risque d’exploser à cause cette pression intériorisée.

Il y a deux types d’exutoire, l’exutoire malsain, c’est le péché comme l’alcool, la drogue, la fornication ou la masturbation et c’est ce qui va rendre la personne dépendante et va l’avilir d’avantage.

Quant à l’exutoire sain, il s’agit de résoudre le problème de façon licite, cela peut être par l’invocation, la prière, le mariage, l’écriture ou le sport, et c’est ce qui va libérer la personne et l’élever dans sa religion.

Le danger de la reproduction d’un schéma

Certaines personnes qui subissent un traumatisme, au lieu de travailler à rompre la chaîne, vont plutôt reproduire le schéma en prenant un innocent comme bouc émissaire.

La charge négative qu’elle aura emmagasiné, elle va la décharger dans un innocent et c’est ce qui va générer une malédiction chez cette personne car, elle va s’allier avec son diable en commettant une injustice.

Une des caractéristiques de la malédiction est l’absence de remise en question et c’est aussi l’une des caractéristiques du sociopathe car, s’il n’arrive pas à assumer les fautes qu’il a commis, il n’arrivera jamais à se libérer de son trouble et celui-ci agira comme un cercle vicieux.

Tant que le bourreau ne demandera pas pardon, même si la victime aspire à pardonner, elle continuera de subir de la négativité.

D’ailleurs, si elle aspire à pardonner une personne qui ne mérite pas le pardon, ceci est une faille et celle-ci va provoquer chez la victime l’absorption de la négativité du bourreau.

Il faut éviter de garder une image positive de son bourreau, appliquer le principe du désaveu à son égard, condamner l’injustice et faire une déconnexion pour ne pas subir de charge négative.

En réalité, celui qui reproduit le schéma va créer une chaîne de transmission et va répéter les injustices passées, ce qui va permettre aux diables de se développer quand bien même les générations se succèdent.

Ne pas se fier aux apparences

Satan a été un fervent adorateur d’Allah, pourtant Allah savait qu’il était affecté par l’hypocrisie, il voulait, à travers son adoration, être le meilleur et briller devant les autres.

En réalité, il a utilisé Allah pour gonfler son amour propre, et si on s’arrête à son adoration, on sera trompé. Le sociopathe peut être dévoué et pratiquant mais, il ne reconnaîtra jamais qu’il a détruit des vies donc méfiez-vous des apparences, il peut utiliser la religion pour se donner bonne conscience et ainsi occulter toutes les injustices qu’il a commis.

La manière de se débarrasser de son démon, c’est de le dénoncer en reconnaissant les tords que l’on a fait. On peut reconnaître la sincérité dans l’adoration lorsque le croyant fait ce qu’Allah veut que l’on fasse, il faut aimer ce qu’Il aime et détester ce qu’Il déteste et Allah déteste l’injustice.

C’est pour cela qu’Allah a demandé à Satan de se prosterner devant Adam, car Il savait qu’il était touché par l’orgueil et qu’il serait enchainé dans son propre vice, il a préféré désobéir à Son créateur plutôt que d’écraser son égo ainsi il fut démasqué et maudit.

Nous vous avons créés, puis Nous vous avons donné une forme, ensuite Nous avons dit aux Anges : “Prosternez-vous devant Adam.” Ils se prosternèrent, à l’exception d’Iblis qui ne fut point de ceux qui se prosternèrent. [Allah] dit : “Qu’est-ce qui t’empêche de te prosterner quand Je te l’ai commandé? ” Il répondit : “Je suis meilleur que lui : Tu m’as créé de feu, alors que Tu l’as créé d’argile”. [Allah] dit : “Descends d’ici, Tu n’as pas à t’enfler d’orgueil ici. Sors, te voilà parmi les méprisés.”

[Coran sourate Al-A’raf versets 11 à 13]

La notion de malédiction

La malédiction implique l’incapacité et l’impossibilité de se remettre en cause, bien souvent, elle découle de la colère contre Allah, contre Son décret, car cette colère est à l’origine d’une souffrance qui n’a pas été comprise et dû à une déficience dans la foi de la personne.

Ceci va permettre à Satan de se présenter à lui afin de conclure un pacte, et on reconnaît les personnes envieuses, jalouses, et susceptibles de transférer de la négativité au fait qu’elles pensent avoir des dons alors que cela découle d’un pacte inconscient avec le diable.

Le rapport entre le groupe social et l’individu

Il peut y avoir une malédiction sur un peuple, d’ailleurs, le groupe social auquel on s’affilie déteint sur nous, que ce soit un quartier, un pays, un drapeau, une ethnie et tant qu’on va s’affilier mentalement, culturellement ou par des rituels, on risque de subir la négativité.

En tant que croyant, on doit s’affilier à l’Islam et se détacher de tout ce qui n’est pas un lien par la foi même s’il s’agit de notre culture.

Se libérer d’un traumatisme

Allah nous éprouve autant par le malheur que par le bonheur, et en réalité, les deux sont une fitna pour l’homme.

On a tendance à voir l’épreuve dans le malheur mais Il est Juste lorsqu’il met les deux afin que l’on ne désespère pas de ce que l’on a manqué et qu’on ne réjouit pas de ce qui nous est parvenu.

” […] Nous vous éprouverons par le mal et par le bien (à titre) de tentation. Et c’est à Nous que vous serez ramenés.

[Coran sourate Al-Anbiya (Les prophètes) verset 35]

En réalité, il y a un bienfait dans la souffrance, dans l’épreuve, car on peut travailler à être dévoué dans notre adoration, c’est à travers la prière et l’évocation d’Allah qu’on trouvera le moyen d’oublier nos douleurs.

Le remède au traumatisme c’est l’oubli, si Allah ne nous permettait pas d’oublier, on ne connaîtrait que la souffrance. Par exemple, lorsqu’une femme accouche, elle souffre mais lorsque l’accouchement est fini et qu’elle porte son enfant dans ses bras, elle oublie toute la souffrance qu’elle vient de vivre, en réalité, le remède c’est la compensation positive.

Il faut essayer d’extraire du positif de toutes nos douleurs, de toutes nos peines et de toutes les situations traumatisantes que l’on a vécu afin que le traumatisme s’en va et cela, à travers l’évocation d’Allah, la pensée positive pour chasser la pensée négative, car c’est elle qui nous lie au traumatisme et qui génère une décharge négative en nous.

Très certainement, Nous vous éprouverons par un peu de peur, de faim et de diminution de biens, de personnes et de fruits. Et fais la bonne annonce aux endurants, – qui disent, quand un malheur les atteint: “Certes nous sommes à Allah, et c’ est à Lui que nous retournerons.”

[Coran sourate Al-Baqara (La vache) verset 155-156]

Ne pas se fier aux personnes qui encouragent les liens toxiques

Méfiez-vous de ceux qui vantent la sacralité parentale, certes, les parents sont sacrés mais à la condition qu’ils soient parent. Dans ce cas, il est important de respecter leurs droits et de s’occuper d’eux lorsqu’ils prennent de l’âge.

Un parent n’est réellement parent que lorsqu’il vérifie les caractéristiques de la parenté :

  • donner de l’amour
  • affectionner
  • protéger
  • veiller
  • développer
  • subvenir aux besoins

Le parent sociopathe, qui a commis des injustices qu’il n’a ni reconnu ni réparé et qui ont détruit son enfant, ne mérite pas la miséricorde de l’innocent qu’il a traumatisé, tant qu’il ne se sera pas racheté en demandant pardon.

La sociopathie en format vidéo

Cet article est une retranscription du contenu de la vidéo ci-dessous.

Laisser un commentaire

Ce site utilise des cookies pour améliorer votre expérience de navigation.