Le traumatisme

L’importance de faire la différence entre le trauma et le traumatisme

Il est important de distinguer un trauma d’un traumatisme, ce sont deux choses différentes.

Le trauma c’est quoi ?
C’est un événement choquant que vous avez vécu qui vous met dans un état d’alerte, en raison de la menace qu’elle génère à votre intégrité, à votre sécurité, à votre équilibre.

Le traumatisme c’est quoi ?
C’est la conséquence d’un trauma, dans la mesure où il résulte d’une pérennisation du système de défense comme si la menace était toujours présente.

Quand vous êtes en danger, votre corps réagit, normalement cette réaction-là doit être ponctuelle et relative à l’événement traumatisant mais, lorsque les conséquences du trauma perdurent dans le temps, dans ce cas, on dit de cette personne qu’elle est traumatisée.

Vous vivez une situation traumatisante, instinctivement, cela va provoquer une réaction de défense, indépendamment de votre volonté, votre corps va réagir par la sécrétion d’hormones, d’adrénaline, il va réagir pour vous permettre de vous défendre.

On parle de traumatisme lorsque la réaction de défense perdure dans le temps, l’événement a tellement été intense qu’il a marqué, si bien qu’on est dans une posture de défense constamment et donc avec tous les sentiments qui accompagnent.

L’objectif est de comprendre la différence entre le trauma et le traumatisme.

Le trauma est ponctuel, tout le monde en vit, on pourrait l’assimiler à l’épreuve, tout le monde vit des épreuves mais notre réaction par rapport à l’épreuve, c’est en fonction de cette dernière-là que l’on peut dire d’une personne qu’elle est traumatisée ou pas.

À titre illustratif, pour pouvoir mettre en évidence la différence entre un acte et un état, l’acte c’est ponctuel et l’état c’est quelque chose qui dure. Prenons l’exemple de l’angoisse, être angoissé c’est avoir peur, on rentre dans un état d’angoisse perpétuel quand on parle d’anxiété, il s’agit d’un état d’angoisse continuel, c’est lorsqu’il y a un processus qui fait que l’angoisse perdure.

Vous pouvez avoir une perturbation ponctuelle, mais quand cette perturbation, à cause d’un cercle vicieux, dure dans le temps, on parle d’un état. C’est pourquoi le traumatisme est pour le trauma, ce que l’anxiété est pour l’angoisse, puisqu’il fait perdurer la réaction de défense de manière constante alors que l’événement qui a provoqué cette réaction-là a disparu ou appartient au passé.

Tout le monde ne peut pas être traumatisé mais tout le monde peut vivre un trauma.

La notion de subconscient

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C’est important de parler de cette notion de subconscient puisqu’il y a des personnes qui sont traumatisées mais qui ne le savent pas. Le subconscient correspond aux processus psychiques, c’est à dire tout ce qui relève de l’esprit, de l’intelligence, non accessibles de manière directe.

Ce sont ces processus, ces schémas, ces enchaînements qui font ce que vous êtes aujourd’hui et qui sont probablement liés à des événements, et ces événements peuvent être des traumas.

Le subconscient, c’est sous la conscience, c’est quelque chose qui est derrière vous, vous n’arrivez pas à y accéder de manière directe, par contre, cela déteint sur votre comportement.

On a un espace en nous, le subconscient, qui stocke des informations appartenant à la mémoire, c’est à dire que si vous cherchez quelque chose appartenant au passé, vous pouvez le trouver si vous vous en rappelez mais, il est possible que vous ne vous rappeliez pas de certaines choses qui déteignent aujourd’hui sur vous, donc on parle de mémoire consciente et de mémoire subconsciente.

La mémoire consciente, c’est la mémoire ouverte, déclarée, si vous cherchez quelque chose dans cette armoire-là, vous allez trouver.

Par contre, la mémoire subconsciente, c’est la mémoire cachée, c’est-a-dire qu’elle appartient à votre mémoire mais vous n’en êtes pas conscient. Il existe des traumatismes appartenant à la mémoire subconsciente, donc on peut être traumatisé sans savoir que l’on est traumatisé.

A partir de là, on peut dire qu’il existe 2 types de traumatismes :

  • Le traumatisme conscient
  • Le traumatisme inconscient

Le traumatisme conscient, c’est lorsque l’on parvient à faire le rapprochement, la liaison, entre le traumatisme actuel et le trauma à l’origine du traumatisme.

Le traumatisme inconscient, c’est lorsque l’on ne parvient pas à faire le rapprochement, la liaison entre le traumatisme et le trauma ou que l’on ne comprend pas le processus qui fait que l’on est traumatisé.

On peut savoir que tel événement est à l’origine d’un trouble comportemental, par contre, on peut ne pas comprendre le processus qui fait qu’il y a traumatisme, qu’il y a eu passage entre trauma et traumatisme, et c’est là où il faut faire appel au thérapeute.

Le thérapeute a pour fonction de vous aider à faire la liaison entre le trauma et le traumatisme ou de comprendre le processus qui fait que vous êtes traumatisé afin de pouvoir concentrer le remède là où il faut.

La guérison consiste à appliquer le remède là où il faut, pas à côté.

Les facteurs qui permettent au trauma de générer un traumatisme

Le traumatisme est un état d’alerte abusif car, il résulte de la pérennisation des effets du trauma, bien au delà de l’événement en question.

C’est pourquoi, on peut dire que le passage entre le trauma et le traumatisme est lié à l’intensité du débit émotionnel provoqué par le trauma, donc vous allez ressentir quelque chose d’anormalement intense, si bien que cette intensité anormalement élevée va générer un trouble, un dérèglement, un trauma, un choc, un bousculement de repères.

À l’exemple d’un accident, quand vous faites un accident, il y a choc et ce choc génère un déplacement de tous les objets à l’intérieur du véhicule donc vos référentiels, vos normes risquent d’être bousculés par le trauma, ces mêmes référentiels qui vous stabilisent et qui équilibrent votre personne.

C’est l’intensité émotionnelle qui résulte du trauma qui permet justement le passage vers le traumatisme puisque l’intensité va marquer, plus c’est intense, plus ça marque, plus c’est profond, plus ça marque.

Il y a une différence entre une écriture sur de la roche et une écriture sur du sable, l’écriture sur la roche fixe, c’est ancré en profondeur parce que la roche c’est dur, il faut fournir de la force pour pouvoir inscrire sur de la roche, par contre, le sable, un peu d’eau et ça part.

Plus c’est intense, plus c’est fort, plus ça marque et c’est donc au niveau de la mémoire que se joue le passage entre le trauma et le traumatisme et avant d’être marqué profondément dans la mémoire, il fallait que le débit émotionnel soit puissant.

On peut dire, et cela dépend de la spiritualité individuelle, que lorsque l’on subit un trauma qui génère en nous un débit émotionnel intense, on risque d’être traumatisé, quand ce débit franchit une certaine limite et cette limite-là est relative à chacun.

Il y a des gens, il ne faut pas un débit très élevé pour les traumatiser, tandis qu’il y en a d’autres, ils leur faut un débit très élevé, après en tant qu’être humain, nous avons tous nos limites et on se ressemble tous à travers notre humanité, dans le sens où, on peut tous, à travers certaines tortures, faire passer une personne du statut d’individu qui subit un trauma à traumatisé.

L’être humain, dans sa fragilité, peut être traumatisé en raison de ses limites. Il n’existe pas de personnes qui peuvent être épargnées, de manière absolue, par le traumatisme, car il faut être vraiment fort spirituellement pour pouvoir, grâce au mental, réguler le débit émotionnel afin de ne pas être affecté dans le temps.

Les conséquences du traumatisme

Les conséquences du traumatisme sont :

  • Le trouble de la personnalité (en fonction de la nature, de l’intensité et du
    moment du trauma)
  • Un état de stress et de tensions constant ou récurrent
  • Les perturbations somatiques
  • L’exutoire addictif

En fonction de la nature, de l’intensité et du moment du trauma, vous pouvez être une personne troublée dans la personnalité, à l’exemple de ceux qui subissent un trauma durant l’enfance, parce que c’est à ce moment-là que la personnalité se construit, donc si vous subissez un trauma durant l’enfance, il est fort probable que vous soyez traumatisé.

On peut dire que le trouble de la personnalité est synonyme d’un traumatisme, dans le sens où il est l’illustration, le parachèvement du trauma.

Une personne troublée dans la personnalité est, en réalité, une personne traumatisée qui n’a pas soigné son être du trauma. Le trouble de la personnalité peut être constant mais aussi, il peut être ponctuel en raison du trauma.

Cet état de stress et de tensions peut être constant ou récurrent parce que si vous vivez certaines situations qui vous rappellent, de manière directe ou indirecte, un événement traumatisant, vous pouvez vivre une scène, et cette scène-là vous fait vivre une autre scène, qui, elle, vous fait rappeler la situation traumatisante et donc chaque fois, que vous allez vous rapprocher de l’endroit qui vous fait rappeler cette situation traumatisante, vous allez avoir des anomalies comportementales, un mal être, qui peut se traduire par de la claustrophobie, de l’agoraphobie.

À titre d’exemple, lorsque l’on est enfermé dans un endroit insalubre injustement, ce n’est pas la situation d’enfermement qui est pesante, lourde, douloureuse mais plutôt l’injustice de la situation, dans le sens où l’on ne voit pas la fin du tunnel, et cela fait plus mal que d’être dans une cellule.

Quand on souffre et que l’on ne sait pas quand cette souffrance prendra fin, c’est plus douloureux que d’être dans la situation de souffrance. La douleur de ne pas savoir la fin de votre épreuve est une douleur plus intense que l’épreuve en elle-même.

Suite à cet enfermement, des symptômes de claustrophobie peuvent être développés, donc lorsque la personne est enfermée dans un endroit où elle sait qu’elle ne peut pas sortir de celui-ci, à l’exemple d’un voyage lorsque l’on rentre dans l’avion, on ne peut pas en sortir comme on veut, ou dans un bus dans un trajet de 10 heures/15 heures, on ne
peut pas sortir de ce bus comme on veut.

Cela peut générer un état de stress par rapport au fait d’être contraint de rester dans un endroit sans avoir l’option « sortie » et cet état de stress génère en la personne un mal être.

Ce sont les connaissances en thérapie musulmane qui peuvent aider à avoir les clés de résolution de ce problème.

Les conséquences d’un traumatisme sont horribles, il y a un mal être, vous devenez, en quelques sortes, prisonnier de votre corps, vous n’êtes plus en symbiose avec votre corps.

Le bonheur résulte de la symbiose, de l’unité, de l’harmonie entre les différents éléments qui composent votre être et quand votre corps et vous s’opposent au point où votre corps devient une charge, vous souffrez, à l’exemple de ceux qui souffrent de perturbations somatiques.

Les perturbations somatiques, c’est-à-dire les maladies psychosomatiques, sont des maladies qui touchent votre corps et qui sont liées au domaine psychologique, à l’exemple des maladies de la peau, de la fatigue chronique, de la perte des cheveux, ect.

Il y a beaucoup de maladies du corps qui sont liées au stress, qui peuvent être aussi une forme d’implosion, un état de mal être ou si l’on subit des forces contraires au sein de notre être, cela peut générer une perte énergétique.

L’exutoire addictif est large, certaines personnes ont besoin d’un exutoire pour se décharger de la tension qu’ils vivent, mais quand l’exutoire n’est pas sain, automatiquement, il génère de l’addiction et c’est pourquoi, les addictions, les obsessions, les tics et les tocs peuvent résulter de traumatismes.

Il peut s’agir d’addiction à la masturbation, de paranoïa qui résultent d’un traumatisme, d’un choc qu’ils ont vécu et qui a été mal géré, que ce soit les effets ou la réaction vis à vis du dit-choc.

Si on veut remédier à ces maladies-là, il faut se concentrer à la source du mal, le trauma, et en réalité, la douleur.

Un trauma, c’est un événement et deux personnes qui vivent le même trauma peuvent réagir différemment par rapport à cet événement-là, ce qui indique que le plus important c’est la réaction vis à vis du trauma.

Les différents types de traumatismes

Il existe différents types de traumatismes :

  • Le traumatisme mental

C’est le choc à l’endroit de l’anormalité d’une scène vécue, des valeurs, des idées, il casse la cadence, les schémas, les habitudes, les normes conventionnelles, c’est anormal, à l’exemple d’un père qui touche sa fille, ce n’est pas du tout normal, on peut être traumatisé en voyant une scène que l’on n’a jamais eu l’habitude de voir, comme un décès ou un suicide.

  • Le traumatisme à l’endroit de l’intensité d’une jouissance vécue

On a tendance à penser que le traumatisme se fait à l’endroit de la douleur mais, il peut aussi être à l’endroit d’une jouissance.

Il y a des personnes qui peuvent être traumatisées et devenir addicts à une personne qui a générer un plaisir obnubilant.

A l’exemple de ceux qui tombent dans la passion lorsque des conséquences d’une personne, ils ont vécu un débit émotionnel jouissif très fort donc, on peut aussi dire que la passion amoureuse, qui est une maladie, peut être la conséquence d’un trauma, le trauma lié à un orgasme, l’orgasme d’une manière générale.

Il existe un traumatisme positif et un traumatisme négatif :

  • Le traumatisme positif, c’est le traumatisme qui vous élève, à l’exemple d’une situation intense au niveau spirituel, et c’est cette situation qui va marquer votre mémoire, si bien que ce traumatisme vous pousse à faire des efforts pour récupérer cet état spirituel là.
  • Le traumatisme négatif, c’est lorsque votre traumatisme vous perturbe, vous déséquilibre et vous pousse à des anomalies comportementales, à l’exemple de la passion amoureuse qui vous fait perdre la raison parce que vous êtes traumatisé par l’effet jouissif qu’une personne a généré en vous.

Les gens ne parlent pas de ce traumatisme lié au plaisir, et beaucoup de gens sont traumatisés à ce niveau-là et deviennent addicts à la masturbation des conséquences de l’intensité d’un plaisir jouissif perturbateur de leur équilibre, quand ils regardent de la pornographie ou autres, ça reste dans la mémoire donc c’est toujours une affaire de trauma.

  • Le traumatisme lié à la peine et la douleur

Généralement, quand les gens sont traumatisés c’est à ce niveau-là, au niveau des épreuves qu’ils vivent, quand c’est intensément douloureux.

Mais, il existe des traumatismes qui réunissent les trois types de traumatismes, jouissif, douloureux et anormal, c’est pourquoi il y a des degrés dans les traumatismes, au niveau de l’intensité, du moment et de la nature.

La nature peut regrouper justement ces différentes dimensions, à savoir le traumatisme mental, orgasmique et douloureux, et alors là, s’il regroupe les trois dimensions, il risque de rester et de marquer longtemps.

Les remèdes au traumatisme

Il ne s’agira pas de détailler les remèdes mais, d’apporter les clés pour pouvoir comprendre la voie à suivre pour pouvoir se libérer, se délivrer d’un traumatisme.

Les remèdes sont :

  • Oublier

Ce n’est pas un remède facile, mais parfois il y a des gens qui oublient, qui tombent dans une sorte d’amnésie, ça peut permettre à la personne de se délivrer d’états obsessionnels, d’états qui la perturbent, ect.

Parfois, l’amnésie c’est quelque chose de positif, surtout quand l’action de penser réveille la blessure. Il y a des recherches qui sont faites par la médecine occidentale, à l’endroit de l’oubli, pour pouvoir permettre à une personne d’oublier des traumas mais, il est fort probable que ce soit impossible de jouer sur la mémoire, ils pensent faire oublier mais en réalité, ils perturbent l’organisme et créent d’autres problèmes avec leurs médicaments.

On peut pas oublier complètement, on doit faire avec et ceux qui font partis de la médecine occidentale et qui pensent pouvoir tout régler avec des médicaments se trompent foncièrement, les médicaments ne règlent jamais les problèmes, ils ne font qu’occulter, que de cacher mais, l’action de cacher ne fait pas disparaître la fragilité.

Il peut y avoir un oubli naturel, lorsqu’Allah nous permet d’oublier.

Section Basse De L'homme Contre Le Ciel

À l’exemple de quelqu’un de traumatisant ou quelqu’un qui vous rappelle des situations traumatisantes, il faut travailler à l’oublier et ne pas chercher à renouer avec ces personnes là, une relation toxique dure tant qu’il y a de la proximité.

Quand une personne arrive à se délivrer d’une relation toxique jusqu’au point d’être en apesanteur par rapport au vecteur de cette toxicité, la personne ne revient plus, ne refait plus marche arrière, c’est une règle.

Quelqu’un qui vit une relation toxique, s’il a réussi à s’en délivrer, il goûte à un état de délivrance, le bonheur qu’il va goûter consécutivement à cette délivrance là va le pousser à obscurcir cette relation et à faire disparaître toute volonté de faire marche arrière, il y a de la répugnance par rapport au retour.

Il y a aussi l’oubli que l’on peut faire, de notre volonté, lorsque l’on travaille à oublier les événements susceptibles de nous rappeler quelque chose de traumatisant et oublier implique de ne pas penser à la chose, et de ne pas penser aux choses qui nous rappellent la chose, donc si c’est une personne, ne pas penser à la personne et s’écarter de tout ce qui nous rappelle la personne.

  • Désimpacter, ou réguler la charge consécutive du trauma

Désimpacter ou réguler la charge consécutive du trauma moyennant des exercices de soulagement qui séparent les symptômes de la situation à même d’atteindre la mémoire subconsciente.

Il faut savoir qu’un traumatisme ne se soigne pas avec le temps qui passe, c’est une règle importante, le traumatisme il peut vous accompagner toute votre vie, et il ne faut pas laisser traîner les choses.

Laisser traîner les choses risque de renforcer la maladie, il faut régler le problème parce que plus le temps passe, plus la maladie se consolide, à l’image d’une tâche, plus on la laisse plus elle s’incruste et elle devient difficile à retirer.

Méfiez-vous des conséquences d’un trauma qui s’incruste dans la personne au point que les conséquences et votre personne ne font qu’un, et c’est là où on parle de trouble de la personnalité.

Il faut agir à la source et ne pas laisser passer les choses moyennant des exercices, par exemple, l’exercice de pousser les limites, dans le cas d’un claustrophobe, on va lui dire de tenir 15 minutes, s’il n’y arrive pas on va lui dire 12, puis 13, ensuite 17, 19 jusqu’à ce qu’il franchit le seuil et qu’il peut rester autant qu’il peut, c’est un exercice à l’endroit des symptômes mais la meilleure thérapie, c’est à l’endroit de la cause.

On peut agir à l’endroit des symptômes mais, si on n’agit pas à l’endroit de la cause alors ils peuvent réapparaître un autre jour, d’une autre manière. Une maladie peut prendre d’autres formes, se transformer, à l’exemple de la paranoïa, il peut y avoir la paranoïa de l’espionnage, la paranoïa de l’impureté, la paranoïa de l’odeur, ect.

  • Fréquenter des personnes apaisantes, sources de quiétude

Le traumatisme est contagieux et il existe des gens qui génèrent des traumas par blessures qu’elles provoquent moyennant leur comportement irrationnellement injuste.

Il y a des gens qui vous traumatisent, on a parlé des différents types de traumatismes mais pas les voies par lesquelles on peut être traumatisé, il peut y avoir une épreuve divine, le destin, un accident, un décès, comme cela peut être une personne avec laquelle on se lie d’amour ou d’amitié et qui ensuite, moyennant un comportement injustifié, nous traumatise.

Par exemple, on se lie d’amour ou d’amitié avec quelqu’un, donc on investit des sentiments, des émotions, et cette personne disparaît du jour au lendemain sans donner aucune raison, elle peut vous traumatiser, parce que l’amour est un sentiment qui implique des droits et des devoirs.

Si tu donnes énormément et que tu ne reçois pas, ça peut te choquer et pire encore, tu donnes et la personne est partie sans donner de raisons, c’est ça qui est traumatisant parce que si on comprend un départ, on peut être épargné d’un traumatisme mais, quand la personne vous donne un point d’interrogation qui vous fait cogiter, c’est tout ce que vous avez investi en termes d’émotions qui part dans le vent d’un coup, et cela va provoquer un gaspillage énergétique, de la dépression.

Il y a des gens qui peuvent vous traumatiser, par la violence, par des comportements injustes, par de la méchanceté gratuite, des attouchements sexuels, et le traumatisme est contagieux, un parent traumatisé peut transmettre son traumatisme à son enfant.

Par exemple, un parent qui a été privé d’affection dans l’enfance, qui a été abandonné et qui a donc développé des troubles liés à la sociopathie, cela peut déteindre aussi sur son enfant.

Si vous voulez vous libérer d’un traumatisme, cherchez les gens qui vous contaminent par la quiétude, il y a des gens qui, grâce à la profondeur de leur analyse, parviennent à vous libérer de votre traumatisme et ils sont sources de quiétude par rapport au sens qu’ils vous apportent.

La quête du sens est thérapeutique, elle est un devoir, surtout à l’endroit des processus qui font que nous sommes malades car, c’est l’ignorance du processus qui fait que nous sommes malades qui permet à la maladie de durer.

Quand on ne comprend pas le processus, le processus va durer et donc, quand vous fréquentez des gens à même de vous permettre de comprendre le processus qui fait que votre maladie dure, ces personnes là sont sources d’apaisement, de tranquillité, de sérénité et leur présence permet à votre traumatisme de disparaître.

Par la même occasion, fréquentez des gens positifs afin de guérir de votre traumatisme et éloignez vous des personnes traumatisantes, des personnes qui cherchent à traumatiser que ce soit de façon consciente ou inconsciente, ces personnes là sont semblables à des sorciers, dans la mesure où elles vous fragilisent et créent une faille en vous, une faille psychologique qui va être exploitée par les démons.

De deux choses l’une, soit la personne se comprend elle-même et elle travaille à limiter les dégâts en n’évitant de devenir quelqu’un de toxique ou bien, elle ne se comprend pas et elle s’associe avec le démon, soit de manière consciente ou inconsciente, et elle devient un agent du diable dans la provocation de traumas chez les gens.

  • Extraire un avantage spirituel de l’épreuve

Il est possible de transformer la souffrance en force, d’en extraire un avantage positif, les hommes les plus forts que cette terre a porté ont été des personnes traumatisées qui ont réussit à transformer l’intensité de cette souffrance là en énergie.

Le traumatisme est associé à la station spirituelle, la patience, et la seconde station spirituelle associée au traumatisme serait la manière de transformer l’épreuve en quelque chose de positif, la reconnaissance parce que vous pouvez devenir très fort grâce à la souffrance et si vous devenez très fort grâce à votre souffrance, parfois, il n’est pas plus mal de souffrir.

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À titre illustratif, prenons la femme, qui parvient à oublier la douleur de l’accouchement, cela peut être traumatisant un accouchement mais, grâce au bienfaits qui résultent de celui-ci, au bonheur qui résulte de voir son enfant, au bonheur qui résulte de l’affection provoquée par cet enfant, la femme oublie les douleurs comme si elles n’existaient pas donc, on peut effacer un trauma grâce aux avantages extraits de ce trauma.

Par contre, à l’endroit de cet exemple, la femme ne fait pas d’effort, instinctivement, Allah la pourvoit de miséricorde et d’amour vis à vis de son enfant, elle ne fait pas d’effort pour oublier ou pour tirer un avantage positif, quoi qu’il existe des femmes dépourvues de miséricorde à l’endroit des enfants, mais instinctivement toute femme porte en elle de la miséricorde vis à vis des enfants et sans effort de leur part, elles vont oublier la douleur de l’accouchement par le bénéfice qu’elles vont tirer de l’amour qu’elles auront pour leur enfant.

La différence, c’est que dans la spiritualité, l’effort spirituel et intellectuel, c’est vous qui devait le faire pour extraire quelque chose de positif dans votre douleur, il faut que votre douleur devienne un carburant et il faut que ce soit visible.

On parle de spiritualité quand il y a du pragmatisme, du changement positif, quand il y a de la transformation, parler de la douleur, du mal, la regarder en face et essayer d’en faire une force pour devenir fort.

  • La station spirituelle de la tranquillité

C’est une station spirituelle qui est un don, certains savants disent qu’elle ne s’acquiert pas, c’est un don divin.

La sérénité, c’est le contraire du stress, de l’angoisse, quand vous êtes bien dans votre peau.

Quelqu’un qui est dans la sérénité ne se met pas en colère, ne se plaint pas, ne critique pas, il arrive à extraire du positif tout partout et il y a des personnes qui cherchent à vous mettre en colère car, la colère c’est une faiblesse qui nous fragilise, et celui qui a atteint cette station spirituelle ne sera pas affecté par cet état de colère, car la langue traduit l’état du cœur.

Juste en analysant votre discours, on arrive à voir le portrait de votre cœur, la langue traduit l’intériorité, celui qui médit, celui qui ment, celui qui critique, qui se plaint, qui rumine, qui se moque, tous ces actes là ne font que traduire la laideur du cœur.

Après une épreuve, après un trauma, on doit faire un travail spirituel pour atteindre cette station spirituelle de la tranquillité, de la sérénité, du calme intérieur, qui est le contraire du stress.

A l’exemple de celui qui est dans un champ de bataille, en pleine mêlée, on ne sait pas qui tue qui, il y a du sang, le danger est partout, il peut venir de devant, de derrière, sur les côtés, la situation est stressante et à ce moment-là, il va être d’une vigilance extrême, il va perdre l’appétit et mettre de côté toutes ses passions, par instinct de survie et par sécurité, il va redoubler de vigilance.

Sa vie est en jeu, à ce moment-là, il va se dépasser, dépasser la fatigue de son corps, les blessures, la charge et le poids, et pourtant il existe un homme qui a fait une sieste dans un champ de bataille, et cet homme c’est notre prophète (que la paix et les bénédictions d’Allah soient sur lui).

« C’est Lui qui a fait descendre la tranquillité dans les cœurs des croyants afin qu’ils ajoutent une foi à leur foi. A Allah appartiennent les armées des cieux et de la terre et Allah est Omniscient et Sage. » (Coran 48 : 4).

La tranquillité est une arme, Il a fait descendre la tranquillité dans le cœur des croyants, à un moment où ils devraient être stressés et angoissés par la situation, la tranquillité est cet état qui permet de nous libérer du stress.

On a vraiment besoin de cette quiétude car, c’est la solution des solutions au traumatisme.

Le traumatisme en format vidéo

Cet article est une retranscription du contenu de la vidéo ci-dessous.

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