Les dangers de l’irresponsabilité parentale

Qu’est-ce qu’un enfant ?


Un enfant, c’est la projection du parent, ce que le parent voudrait être ou ce qu’il aurait aimer être, il va essayer de faire en sorte que l’enfant le soit.

C’est pourquoi, on voit que les passions des parents sont souvent celles de l’enfant, le style du parent se lie à l’enfant, l’enfant doit refléter le parent, il est un miroir du parent et c’est comme cela que l’on peut faire du profilage.

Des musulmans qui sont unis à travers un lien noble, celui du mariage, et chez qui on ne voit pas l’Islam dans leurs enfants, c’est révélateur et ça démontre qu’il y a une différence entre le fond et la forme, on peut avoir l’apparence d’un musulman mais au fond, on ne pratique pas et inversement.

L’éducation que l’on donne aux enfants est un indicateur de notre propre soucis pour notre identité. Il suffit de regarder les grands prophètes, l’importance qu’Abraham accordait à l’enfant et cela reflète le propre soucis qu’il accordait à sa propre spiritualité.

Un enfant, c’est la projection du profil du parent, de sa personnalité, de ses désirs, de ses objectifs, normalement, on doit donner à son enfant tout ce que l’on aurait aimé avoir, c’est pourquoi, son enfant reflète le soucis qu’il accorde à sa propre spiritualité.

Lorsque des parents sont insouciants vis à vis de l’éducation de leurs enfants, en réalité, ils ne font que mettre en évidence le propre soucis qu’ils ont pour eux-mêmes, tout comme c’est très révélateur de voir des parents qui sont totalement indifférents vis à vis de leurs enfants, cela révèle un trouble de la personnalité, de la négativité et de l’enténèbrement.

Être indifférent envers son enfant, voire même l’abandonner, c’est révélateur d’un enténèbrement puissant.

Le récit d’un couple irresponsable

C’est l’histoire d’un père et d’une mère qui se sont mariés et qui ont conçus des enfants, en vérité, celui qui donne la vie c’est Allah, mais Allah nous a accordé le bonheur de savourer le don de la vie et plus particulièrement, pour les femmes qui portent en elles la vie.

Elles ressentent plus que l’homme ce don de la vie, car elles portent l’enfant, elles l’engendrent, donc Allah a accordé à la femme ce bonheur de donner la vie, et Il a partagé avec elles l’émotion de donner la vie. C’est pourquoi, elles sont plus miséricordieuses mais, c’est Allah qui insuffle l’âme dans les corps, qui les façonnent, la femme ne s’occupe pas de la conception organique de l’enfant, tout se passe sans efforts, sans qu’elle ne fasse rien pour finalement savourer le don de la vie.

En tant qu’être humain, on peut ressentir des choses, penser à des choses qui ne sont pas les nôtres, et pour preuve, le don de la vie qu’une femme peut recevoir.

C’est l’un des plaisirs les plus intenses que l’on peut vivre dans cette vie, et quand il y a une grande amplitude entre le plaisir et la peine, la douleur est proportionnelle à cette amplitude, parce que dans cette histoire qui est une histoire vraie, ce couple de musulmans qui se sont mariés et qui ont eu des enfants ont fait preuve d’irresponsabilité en allant dans un pays en guerre et à l’heure d’aujourd’hui, ils sont tous morts.

Dans un hadith authentique rapporté par Muslim, un compagnon voulait rejoindre le prophète (sur lui la paix et le salut) pendant la période mecquoise, et le prophète lui a demandé de rester où il est et de ne pas le rejoindre à cause de la difficulté de la situation à cette époque mais que lorsque la situation s’améliorera, il pourra le rejoindre.

Cela démontre qu’il ne faut pas aller dans un endroit où la situation n’amènera que des problèmes, que cela n’est pas sage, ni responsable.

Les parents doivent faire preuve de responsabilité, ils doivent prendre des décisions en prenant en compte qu’ils ont des enfants, et dans ce cas, ils n’ont même pas passé la puberté, Allah leur a donné la vie, et en tant que parents, ils ont été une cause secondaire afin de donner la vie, et même si c’est Allah qui décide de donner la mort, ils sont tout autant responsables de ce retrait.

C’est là où on va ressentir une forte douleur car l’amplitude est la plus extrême, donner la vie et retirer la vie involontairement, parce que c’était sûrement des parents qui aimaient leurs enfants mais, ils ont manqué à l’endroit de leur devoir de responsabilité, et ainsi, ils ont été la cause secondaire de la mort de leurs propres enfants.


La notion de responsabilité parentale


Le parent qui est responsable vis à vis de l’un de ses devoirs ne fait que respecter un droit à l’endroit de son enfant, malheureusement, on néglige les droits des enfants.

À chaque devoir du parent, il y a un droit pour l’enfant et à chaque fois que l’un des parents est irresponsable à l’endroit d’un de ses devoirs, il va manquer à l’endroit d’un droit de l’un de ses enfants.

L’irresponsabilité parentale et les 7 devoirs des parents


L’irresponsabilité, c’est l’action de ne pas assumer ses fonctions d’où la nécessité de connaître les fonctions premières de la parentalité.


Les 7 devoirs des parents sont :

  • Se protéger de l’illicite
  • Le chérir et le nourrir d’amour et de considération
  • Le sécuriser et le protéger
  • Veiller à son équilibre
  • L’éduquer
  • Le développer
  • Faire preuve de recul, de patience et d’indulgence

Se protéger de l’illicite

Le premier devoir pour un parent, avant même d’avoir un enfant, c’est de se protéger de l’illicite en essayant de ne pas contaminer sa progéniture.

D’abord, concevoir son enfant dans le licite car, lorsque l’on conçoit un enfant dans l’illicite, forcément, on va assujettir un démon à celui-ci et il va naître avec des pulsions négatives dès le départ, donc on est responsable de la négativité de son enfant quand on le conçoit dans l’illicite.

Puis, pendant la vie de parent, se prémunir de l’illicite, pensez-vous qu’un père ou une mère qui a conçu un enfant dans le licite mais qui fait des péchés capitaux ne va pas porter préjudice à l’équilibre de l’enfant ? Au moment où il y a une liaison par l’amour, il y a un partage, soit de luminosité, soit de ténèbres.

Prenons l’exemple d’un père qui est pervers narcissique, une face où il joue le père modèle et une autre face où il va faire des péchés capitaux, il va se recharger en ténèbres avec ses péchés et il va revenir dans le foyer avec son hypocrisie dans son apparence, il va décharger sa négativité, donc les enfants vont avoir des troubles, des pulsions négatives sans comprendre pourquoi car, en apparence tout se passe bien mais à cause des péchés cachés du père, il y a un développement de la négativité dans la personnalité des enfants.

Il faut faire attention à ses idées et ses ressentis qui ne sont pas les nôtres, tout comme les waswas notamment, on peut être paranoïaque, avoir des obsessions, des waswas qui sont très forts mais qui ne sont pas liés à notre profil mais à notre environnement, car il y a une personne dans l’environnement où l’on se trouve avec qui on est liés et qui fait des péchés tels que le chirk, la sorcellerie, qui se recharge en négativité et c’est cette négativité qui va se traduire en nous sous forme d’obsessions ou de paranoïa.

C’est cet environnement, qui contient des personnes qui sont irresponsables individuellement, qui peut causer de lourdes conséquences sur d’autres personnes, la négativité des uns peut porter préjudice aux autres.

Le Prophète (sur lui la paix et le salut) a dit : « Chaque homme suit la religion de celui qu’il fréquente. Que chacun de vous choisisse donc ses fréquentations avec soin. »

[Hadith Hassan rapporté par Abou Dawoud et al-Tirmidhi]

La famille, c’est encore plus important, un parent, s’il aime ses enfants et qu’il se soucie de son éducation, va se soucier de sa spiritualité car, l’enfant est la projection du parent comme cité précédemment.

Il faut se dire, lorsque l’on va commettre un péché, que si on le commet on risque d’enténébrer une personne que l’on aime, les enfants, l’épouse ou l’époux, les erreurs individuelles portent préjudice à notre entourage.

Allah a un nom sublime, Al Halim, Celui qui n’accélère pas le châtiment, qui nous donne un délai pour se racheter, se repentir, réparer ses erreurs car, bien souvent, quand on commet un péché cela a des répercussions sur ce qui nous tient à cœur, et si vos enfants sont dans vos cœurs, ils en seront impactés à un moment ou un autre.

Les enfants peuvent être turbulents, d’ailleurs, un enfant c’est un égo, et c’est difficile de cadrer un égo, cela gaspille de l’énergie, surtout lorsque l’enfant est dans la période de 2 ans à 5 ans mais heureusement, l’enfant prend de l’âge et il commence à avoir de la raison et commence à se cadrer par lui-même mais, le but de l’éducation, c’est de mettre un cadre à l’égo.

Le chérir et le nourrir d’amour et de considération

Chérir l’enfant, le nourrir d’amour, de considération et de bienfaits, et ne pas en faire un objet de rivalité, d’opposition vis à vis du conjoint s’il y a une dispute, c’est le deuxième devoir du parent.

Un enfant, c’est une personne à part entière, on doit lui donner de l’amour, le considérer, le chérir, il a une personnalité, il a le droit d’avoir des activités que pour lui et il doit pouvoir être le centre de l’organisation d’une activité.

Il est difficile pour un enfant de vivre dans un foyer où deux parents restent ensemble mais ne s’aiment pas, où un père ne donne aucun sentiment d’amour, où on ne fait aucune activités avec les enfants, on n’offre pas de cadeaux et on ne leur dit pas qu’on les aime.

Il y a aussi cette notion de recul qui manque dans les familles et qui consiste à prendre de la distance vis à vis de l’enfant afin de s’abaisser à son degré pour lui faire comprendre quelque chose et c’est ce qui va amener à la violence si cette notion vient à manquer, car lorsque l’enfant ne comprend pas, le parent va se mettre en colère et réagir dans l’impulsivité.

Par exemple, le frère qui va frapper sa sœur parce qu’elle fréquente un garçon, en réalité, ce n’est pas de la haine mais de l’amour qui ne se traduit pas de la bonne manière, dans le sens où son frère ne va pas accepter qu’elle dérape pour son bien, pour son honneur.

L’enfant doit être chéri par ses parents, être considérés et il doit pouvoir entendre du bien de ses parents, imaginez, un enfant qui a entendu qu’il n’a pas été voulu, qu’il n’est pas aimé, c’est une souffrance horrible car l’enfant se constitue par ses deux référentiels, son père et sa mère et s’il ne reçoit pas d’amour, il faut savoir qu’il risque de développer un trouble de la personnalité comme la sociopathie par exemple.

Généralement, les enfants qui n’ont pas reçu d’amour vont avoir du mal à en donner et s’ils en donnent, ils vont exploser donc pour se préserver de l’auto destruction, ils n’en donnent pas, parce qu’ils ne peuvent pas, donc donner de l’amour c’est essentiel.

Le sécuriser et le protéger

Il faut sécuriser et protéger l’enfant des ténèbres, de la nuisance physique, psychologique et traumatique.

On ne doit pas laisser nos enfants à n’importe qui, il faut faire attention aux nounous, aux écoles dans lesquelles on va mettre nos enfants parce que derrière l’information, il peut y avoir de la luminosité mais aussi des ténèbres, et si un professeur est ténébreux malgré qu’il a un bon enseignement, un bon savoir, il peut enténébrer l’enfant.

On doit protéger l’enfant de l’enténèbrement du fait qu’ils peuvent être en contact avec des personnes qui vont leur inculquer des valeurs négatives.

Par exemple, vous avez un enfant qui n’a pas l’habitude de dire des insultes, des grossièretés, il commence à fréquenter un copain, il dort souvent chez lui et vous voyez qu’il commence à dire des gros mots, les gros mots ne sont pas venus de nul part, un enfant n’invente pas, quand il dit des gros mots c’est qu’il a absorbé des ténèbres et c’est pareil pour le comportement.

Si son comportement change, il faut voir ce qu’il regarde à la télé, les personnes qu’il fréquente car l’influence vient automatiquement de quelque chose ou de quelqu’un. Il existe des enfants qui ont des pulsions perverses avant 7 ans, et généralement c’est à ce moment que le profil psychopathe commence à se créer, cela se caractérise par des envies de meurtre, un pacte avec le démon, et ils peuvent avoir des amis imaginaires.

Si ce personnage imaginaire pousse l’enfant à faire des rituels, qu’ils sont éveillés d’un éveil satanique, par exemple, lorsque l’enfant a des secrets terrifiants, et c’est le cas dans des thérapies avec des enfants, lorsque l’un d’entre eux va avouer que la personne imaginaire lui a dit de tuer tout le monde sauf sa mère, et que quand on lui demande de qui il s’agit, il répond qu’il ne peut pas le dire car c’est un secret, et tous les dessins qu’il fait représentent du sang, que le sang l’obsède au point de se gratter à sang alors c’est la trajectoire pour devenir un psychopathe.

C’est lorsqu’il va grandir, qu’il risque de concrétiser ce profil lorsqu’il va avoir un orgasme et qu’il va associer l’orgasme au sang qu’il risque d’être dépendant à la vue du sang, en l’occurrence, dépendant du meurtre. On a tous un qarin, un démon qui aspire à faire sortir le côté négatif en nous, et le but de notre création c’est d’étouffer ce côté négatif de notre personnalité, et qu’on acquiert du mérite par cet étouffement là, à défaut de le faire soi-même, on peut intégrer un groupe lumineux, une famille spirituelle ou un état qui a pour but de canaliser la négativité individuelle.

Mais aujourd’hui, beaucoup de sociétés ne canalisent pas la négativité, au contraire, elles la développent et c’est le cas de la société française qui veut pervertir avec la théorie du genre qu’on enseigne dans l’enfance par exemple, la banalisation de l’homosexualité et l’hypersexualisation, on doit faire attention à l’impact d’une société, on doit trouver des solutions pour protéger ses enfants.

On doit aussi protéger son enfant de la violence psychologique ou physique qui peut provoquer des traumatismes dans l’enfance, on doit les préserver des traumatismes, on ne doit pas les exposer à des événements traumatisants comme les disputes entre les parents, la violence, il faut être soucieux de l’équilibre de son enfant.

Veiller à son équilibre

Pour veiller à l’équilibre de l’enfant, il faut assurer la concorde dans le foyer et éviter les disputes de couple susceptibles de les déchirer, on doit équilibrer l’enfant, faire en sorte que le référentiel dans lequel ils se trouvent soit stable, la concorde et l’harmonie, que la femme soit une femme dans son foyer et que l’homme soit un homme, chacun doit avoir sa place, car aujourd’hui certains foyers font l’inverse, la femme va travailler et l’homme reste dans le foyer.

L’enfant doit ressentir la virilité de son père et la miséricorde de sa mère, et il faut que les parents soient unis à travers l’éducation qu’ils vont inculquer à leurs enfants.

L’éduquer

Eduquer un enfant, ce n’est pas mettre un enfant à l’école et attendre que les professeurs se chargent de ce que les parents doivent faire, en l’occurrence, inculquer des valeurs directrices, et non pas remplir le cerveau d’informations diverses.

Il faut enseigner des valeurs, des principes à son enfant, et ce sont ces principes là qui vont le guider, l’orienter, c’est la sagesse, s’arrêter et parler avec son enfant comme si c’était un équivalent.

Il existe des enfants qui sont éveillés, qui partagent et donnent leurs jouets avec un détachement et une maturité, car les parents qui parlent avec leurs enfants comme un équivalent vont les grandir, ils vont projeter en l’enfant une image qui va le grandir, ce qui va lui permettre de se développer.

On ne doit pas faire obstruction au développement, à l’épanouissement de l’enfant, quitte à consulter l’enfant, à lui demander son avis afin de le valoriser et de le grandir.

Le développer

Un parent qui parle à son enfant comme à son équivalent va le développer grâce à son regard de projection, il va se projeter en lui en le considérant comme un adulte et cela va accélérer son développement.

Il faut croire en son potentiel, et préparer l’indépendance et l’autonomie de l’enfant, on ne doit pas coller l’enfant, l’étouffer, l’angoisser et à force d’être constamment derrière lui, il ne se développe pas. Une des fonctions de la parentalité, c’est de préparer l’enfant à être autonome, car un jour ou l’autre, il devra se débrouiller seul.

L’imam Ali Ibn Abi Talib a dit : « Ton enfant, joue avec lui pendant ses sept premières années, puis éduque-le pendant les sept années qui suivent, et fais-en un compagnon pour les sept années suivantes, puis laisse-le agir à sa guise. »

C’est le cas du parent borderline, qui est très fusionnel avec son enfant, qui va le coller, et plus particulièrement chez le garçon qui aura des responsabilités dans sa vie, il doit pouvoir être autonome, une mère qui est trop envahissante peut faire obstruction au développement de l’enfant et empêcher l’acquisition de l’indépendance.

Faire preuve de recul, de patience, d’indulgence

Faire preuve d’indulgence, c’est à dire, savoir patienter dans l’action de cadrer en faisant preuve de recul, et non pas le fait de s’énerver rapidement quand on n’arrive pas à cadrer notre enfant.

L’éducation consiste à mettre un cadre à l’enfant, ce qui va lui permettre de suivre le chemin que l’on aimerait bien qu’il suive, et c’est une tâche difficile, l’énergie se gaspille quand les volontés sont disparates, il y a des parents qui craquent, qui ont envie de crier fort, il leur faut un exutoire.

En réalité, les enfants sont le reflet de nous-mêmes, donc si on n’a pas une bonne spiritualité, on va avoir des enfants qui vont être très difficiles avec nous et ça peut, justement, nous pousser à craquer.

Par exemple, lorsqu’on va aider l’enfant à faire ses devoirs et qu’il ne comprend pas, alors que nous comprenons mais il faut savoir se mettre à sa place et prendre le temps de lui expliquer sans s’agacer, il ne faut pas exiger aujourd’hui ce que nous avons mis du temps à apprendre, on peut faire un schéma ou un dessin pour qu’il comprenne mieux et alterner les efforts par du repos.

Leur accorder des loisirs

Il y a aussi un huitième devoir qu’il est important de prendre en considération, il s’agit du fait qu’un enfant a besoin de s’amuser, c’est une des étapes de leur existence, le jeu, les loisirs c’est l’un des aspects qui caractérise l’enfance. Il faut alterner entre les efforts et les loisirs, l’éducation ce n’est pas seulement des efforts, ils ont le droit aux loisirs.

Les causes de l’irresponsabilité parentale

La première des raisons qui expliquent l’irresponsabilité parentale, c’est :

  • La corruption
  • Le trouble de la personnalité

Quand on a un parent qui a un trouble de la personnalité ou un parent corrompu, tôt ou tard il sera irresponsable.

La corruption, c’est l’action de placer l’intérêt de soi avant celui des autres, elle peut être volontaire ou subie, quand fruit d’une illusion ou d’une ignorance, l’individu pense bien faire alors qu’il mène les siens à la perte.

Un parent corrompu va mettre sa conception du meilleur avant l’intérêt de ses enfants, tout comme l’exemple du couple qui a emmené ses enfants dans un pays en guerre, ils ont placé leur intérêt avant celui de leurs enfants, car ce n’est pas un endroit pour emmener des enfants, ni à des femmes d’ailleurs.

L’exemple prophétique suffit pour le justifier, les femmes qui participaient aux guerres n’étaient pas nombreuses, elles accompagnaient les hommes pour les soigner et panser leurs blessures, mais d’installer des familles entières dans ces conditions et vivre dans des zones où il va y avoir des bombardements, des affrontements, ça ne s’est jamais fait à l’époque du prophète (sur lui la paix et le salut) donc on ne doit pas exposer nos familles à des situations d’insécurité.

Si vous avez un parent qui a un trouble de la personnalité, forcément cela risque de porter préjudice aux enfants, dans le sens où les deux caractéristiques communes entre la corruption et le trouble de la personnalité, c’est l’égocentrisme et c’est le fléau de notre époque.

Il faut consulter autrui, consulter la famille, on doit connaître les droits de l’enfant, au risque d’être dans l’illusion ou l’ignorance et d’avoir une interprétation erronée d’une situation et de mener une famille à sa perte.

Le fléau de l’égocentrisme

À partir du moment où on est égocentrique, on perd ce recul intellectuel, tout est une question de distanciation, ce recul qu’on voit chez ces parents qui font preuve d’indulgence et de patience lorsqu’ils éduquent leurs enfants, ils n’accélèrent pas la punition car ils les comprennent dans le sens où il faut des étapes pour qu’ils puissent assimiler avec de la douceur tout comme le prédicateur.


Le prédicateur, lorsqu’il doit prêcher l’islam, doit respecter 3 conditions citées par Cheikh Al Islam Ibn Taymiyya :

  • la sagesse et la science
  • la douceur
  • la patience

Le parent doit s’habiller de ces 3 caractéristiques là, il doit être doté de sagesse en comprenant le comportement adéquate qui peut permettre la réforme et l’éducation de vos enfants, de douceur et de patience en respectant les étapes de l’assimilation.

Est-ce qu’on patiente ? Est-ce qu’on fait preuve de sagesse ? Est-ce qu’on respecte les étapes de l’assimilation ou on violente l’enfant parce qu’il ne comprend pas tout de suite ?

Il faut faire attention à ce genre de comportement qui pousse un parent à violenter son enfant, pour comprendre, le diable du parent peut rentrer dans l’enfant afin de le pousser à avoir un comportement qui horripile le parent et le diable revient vers le parent pour qu’il s’énerve, et quand il va s’énerver il va prendre l’enfant comme bouc émissaire de son énervement et quand il va fauter c’est lorsqu’il va le violenter.

L’égo dirige l’enfant et le pousse à convoiter les choses qui lui fait plaisir, l’éducation c’est comment cadrer l’égo de son enfant, et si on arrive à enseigner à son enfant que les valeurs sont plus importantes que les caprices de son égo, alors on est dans le chemin de la véritable éducation.

Par exemple, un parent qui explique à son enfant que s’il utilise l’argent de son cadeau pour faire manger une famille pendant une semaine et que l’enfant accepte de donner l’argent du cadeau et donc d’y renoncer pour nourrir la famille pendant une semaine, alors pour avoir nourrit son âme de cette compassion et de valeurs inculquées dès l’enfance, Allah pourra le guider toute sa vie par Sa permission.

Il faut apprendre le partage à ses enfants, à guérir de l’égocentrisme, parce que tout tourne autour de l’ego et c’est le fruit d’une corruption ou d’un trouble de la personnalité.

Si on arrive à cadrer nos enfants en leur inculquant les valeurs qui permettraient de mettre de côté ces élans nafsiques, alors on aura réussi à leur donner une bonne éducation. Plus il grandira et plus ce sera facile d’inculquer ces valeurs là à ses enfants car, la raison deviendra plus forte en grandissant et il comprendra plus facilement.

Il faut réussir à regarder la punition, car on fait tous des erreurs et parfois, la meilleure manière de se reformer c’est de commettre cette erreur là avec la ferme résolution de ne pas la réitérer.

Les conséquences de l’irresponsabilité parentale

Les parents sont la base de la constitution d’une personnalité, leur unité dans l’amour et la considération de leurs enfants est primordiale pour la préservation de cette dernière. Les conséquences de l’irresponsabilité parentale se font en 3 étapes :

  • La souffrance

Dès qu’un parent est irresponsable à l’endroit d’un droit, forcément, l’enfant va souffrir car tout éloignement vis à vis d’un droit fait mal et la justice c’est mettre chaque chose soit à sa place or, si on prive une chose de son droit on est injuste et l’injustice provoque la douleur.

La douleur est la conséquence de l’oppression, de la privation d’un droit et parmi ces droits, il y a ceux des enfants, la souffrance est aussi proportionnelle à l’injustice, il peut s’agir par l’exemple, la violence, l’inceste ou la complicité d’un parent vis à vis d’un inceste subi par l’enfant, ce qui peut être le cas de ceux qui veulent préserver leur image au détriment de l’équilibre de leur enfant.

  • Un traumatisme

Quand la souffrance est trop forte, elle peut mener à un traumatisme, c’est quelque chose qui va s’ancrer en nous au point de provoquer des effets sur nous dans le futur, dans ce cas, il faudra passer par une thérapie car la personne aura peut être des problèmes toute sa vie des suites de ce traumatisme sans savoir pourquoi.

Un traumatisme c’est une liaison subtile entre le passé et le présent, ce qui fait que le présent est saboté à cause d’un événement passé que la personne n’arrive pas à oublier.

Refouler la chose ce n’est pas forcément l’oublier, mais les problèmes persistent car, il y a une liaison symbolique que la personne ne comprend pas. La thérapie c’est creuser pour trouver la liaison du traumatisme qui lie la personne à son passé et qui fait en sortes que le flux ténébreux du passé influe sur son présent.

Par exemple, c’est le cas d’une femme qui a été violé dans le passé qui ne va pas réussir à avoir de rapports intimes dans le futur même si elle est mariée, et cela va gâcher son futur des conséquences du traumatisme qui agit comme un pont entre le passé et le présent.

  • Le trouble de la personnalité

Un parent peut être responsable d’un trouble de la personnalité chez son enfant, ils étaient censés protéger leur enfant, au contraire, ils ont développer des vecteurs négatifs dans sa propre personnalité dont il ne peut se défaire.

On peut tous avoir un égo qui est collé à notre rationalité et qui nous empêche d’avoir un recul, c’est à dire qu’on ne peut pas se défaire d’une tentation, dès qu’on est tenté, on succombe, à la différence du troublé dans la personnalité, qui va être caractérisé de la sorte et qui ne peut pas se défaire de certaines pulsions donc dès qu’il est exposé à la tentation, il succombe directement.

Des conséquences de la manière dont on éduque ses enfants, on peut provoquer un trouble de la personnalité chez ces derniers qui fait qu’il va subir des vecteurs négatifs toute sa vie.

La majorité des troubles de la personnalité sont liés avec la période de l’enfance et sont causés par les parents, c’est le cas du parent sorcier qui va impacter son foyer, l’enfant va avoir des pulsions et va les traduire par des actes illicites et ils vont se transformer en seconde nature dont il ne pourra se défaire par la suite, ce qui va leur rendre la vie plus difficile qu’une personne qui aura baigner dans un foyer lumineux et stable.

Le parent, qui est censé construire les rails sur lequel le wagon de l’enfant allait rouler, va au contraire construire des obstacles sur son chemin, les vecteurs négatifs qui vont accompagner son profil et qui sont, en réalité, des troubles de la personnalité.

C’est une lourde responsabilité d’être parent, et ce qui est difficile aujourd’hui, c’est la multiplication des troublés, car des conséquences de leur trouble, qui peut se traduire par l’impulsivité, passer d’un extrême à un autre, être radical, qui va être habité par des pulsions constamment, le parent va traumatisé son enfant qui va devenir, à son tour, troublé dans la personnalité.

Les dangers de l’irresponsabilité parentale en format vidéo

Cet article est une retranscription du contenu de la vidéo ci-dessous.

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